Jeudi 16 mars 2006

La catin 
                                                           
Elle me prit dans ses bras la première fois
Me dressant son sein gauche et toute sa tendresse
M’enlacent tendrement enrôlé par la tresse
Je venais de chez elle au plus profond de moi.

Empruntant son corps, passerelle de vie
Dans l’ironie du sort quelques mois ont suffit
A l’échange d’un rien contre un tout, un défi.
Elle était une autre en devenir de survie.

Je garderais cette sensation indolore
Qui en a eu raison de notre fou destin.
Tu es si dangereuse et perverse en ta faim
Assoiffée d’Amour dans nos mondes bicolores

En souvenir du liens qui alimente encore
La raison périlleuse en notre fou destin.
Nous n’avons plus d’écho pour évoquer la fin
De notre Amour issu de belles métaphores

Au cabaret des joies, nous jouons ensemble
Quand elle exile en moi le désir absolu
De jouer au prince des plaisirs résolus
Dans chaque jour qui se lève et qui nous ressemble

Et d’y savourer enfin l’extase suprême
De la découverte de toutes ses vertus
Le cœur tambour battant au zénith et bien plus
En attendant la mort ; Echange de bohème.


Bruno Decroix

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Dimanche 12 février 2006

  Domi mon  éternelle                               

                                                                                                                       

 

 

 

Bien au-delà de tout par dessus mon histoire

Je garde encore tes sourires tes regards

Dont la force étouffait les compliments bavards,

Tes cheveux resteront liés à ma mémoire.

 

 

 

Les flux et les reflux ne feront qu’inciter

Mon désir de lèvre méditerranéenne

Qui a échoué sur la plage parisienne

Ou tu as lâché la vie pour l’éternité.

 

 

 

Tu me prends par la main en détournant le soir,

Marchant sur les pavés en oubliant ma peine ;

Sous les ponts notre amour s’écoule avec la Seine

Pour noyer le chagrin dans un ultime espoir.

 

 

 

D’y figer ta beauté au cœur de l’éternel

Dans l’écrin de bonté de notre maisonnée

Que tu nous a laissé en mémoire honorée

De notre lit fécond supra dimensionnel

 

 

 

Regarde nos filles, aussi jolies soient-elles,

Parfois je t’aperçois les guider dans la danse

Du bonheur quotidien merveilleusement dense

Pénétré de fraîcheur sous l’ombre de tes ailes.

 

 

 

Comme un ange laissé aux saintes Dominique,

A ton jeune printemps par la mort entaillé

Sans pleurs à défier ton dimanche a vacillé

Pour la paix retrouvée d’un janvier ironique.

 

 

 

                                          Bruno Decroix          11  12  05

 

 

 

 

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