La catin
Elle me prit dans ses bras la première fois
Me dressant son sein gauche et toute sa tendresse
M’enlacent tendrement enrôlé par la tresse
Je venais de chez elle au plus profond de moi.
Empruntant son corps, passerelle de vie
Dans l’ironie du sort quelques mois ont suffit
A l’échange d’un rien contre un tout, un défi.
Elle était une autre en devenir de survie.
Je garderais cette sensation indolore
Qui en a eu raison de notre fou destin.
Tu es si dangereuse et perverse en ta faim
Assoiffée d’Amour dans nos mondes bicolores
En souvenir du liens qui alimente encore
La raison périlleuse en notre fou destin.
Nous n’avons plus d’écho pour évoquer la fin
De notre Amour issu de belles métaphores
Au cabaret des joies, nous jouons ensemble
Quand elle exile en moi le désir absolu
De jouer au prince des plaisirs résolus
Dans chaque jour qui se lève et qui nous ressemble
Et d’y savourer enfin l’extase suprême
De la découverte de toutes ses vertus
Le cœur tambour battant au zénith et bien plus
En attendant la mort ; Echange de bohème.
Bruno Decroix 

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